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    •  
      CommentAuthoroyibo
    • CommentTimeFeb 23rd 2018 edited
     permalink

    Bon, on peut pas le ananaser car c'est pas un bandcamp, mais qu'est qu'il a l'air chouette ce disque !

    via http://festivalechos.fr/?(echos)/

    (échos)

    Enregistrés et (re)composés par pali meursault avec les sons de la vallée du Faï
    et des artistes du festival Échos 2016 : Bear Bones, Lay Low
    Jean Bender
    Pôm Bouvier B
    Joaquim Brissaud
    Clara De Asís & Laura Vazquez
    Golem Mécanique
    Homnimal
    Piotr Kurek
    Stephen O'Malley
    Léo Maurel & Julien Desailly
    Sourdure
    Thomas Tilly et une apparition de : Insiden L'association Dôme présente (ÉCHOS) n'est ni un document sur un festival, ni une compilation, ni un album de remixs. Quoiqu'un peu de ces choses-là transpire des 15 morceaux qui composent le disque. Mais (ÉCHOS) est surtout une interprétation d'un lieu et d'un moment sonore, un essai électroacoustique alpin.

    La proposition faite à pali meursault était à la fois claire et vague : enregistrer un lieu, le contexte du festival et la musique des 14 artistes invité.e.s, afin de recomposer une création originale. Pour se rassurer, une demande avait été adressée à tout.e.s : “acceptez-vous que les échos de votre musique soient capturés, re-visités, ré-appropriés, ré-interprétés, peut-être même trahis ?”

    Si une telle chose était possible et avait du sens, c'était grâce au lieu : la vallée du Faï et les trompes géantes installées là 20 ans auparavant pour faire résonner la falaise en face. Invité l’année précédente, pali savait que jouer là, c'est se laisser déposséder (plus que d'habitude) des sons produits. C'est les entendre, presque les regarder se perdre dans la montagne et revenir transformés : quelques secondes d’échos et les sons appartiennent déjà à la vallée.

    Le lieu était donc propice à écouter (et à capter) le musical avec l'environnemental, sans accorder plus de valeur à l'un qu'à l'autre. Sans distinction : enregistrer les sons construits et amplifiés avec l'acoustique du lieu (et ses fameux échos), avec le climat (le temps change vite en montagne, comme on sait), avec les présences animales (sauvages ou domestiques), avec la société (la vallée est habitée, surpeuplée le jour du festival) et à travers le filtre technologique (capteurs qui font parfois entendre au-delà de l'oreille, mais aussi leurs défauts, les accidents)… La liste n'est pas exhaustive.

    La déconstruction et la réinterprétation ne sont jamais absentes de la prise de sons. Ni même de l'écoute, en fait : on découpe et on recompose sa perception dans le réel. Ici, cette idée est donc affirmée comme processus. Et la possibilité (celle offerte implicitement aux auditeurs/trices du
    estival) de transformer la musique en temps réel par la marche et l'expérience du paysage, est définie comme méthode. La matière électro-acoustique qui compose (ÉCHOS) a été collectée de près, de loin, de très loin, sous l'eau, sur des surfaces résonantes, à travers le sol… Randonnée sonore aléatoire sur les chemins de la vallée pour trouver ce qui sonne, comment ça sonne, jusqu'où ça sonne.

    Puis il y a eu le temps de la composition en studio, avec ses choix, ses astuces, ses recettes, ses essais et encore ses impasses. Mais ça n'est pas le plus intéressant : ça n'a servi qu'à faire germer ce qui était déjà contenu dans les enregistrements. (ÉCHOS) is not a documentation about a festival, it is not a compilation or a remix album. And yet some of these things and more are infusing through the 15 tracks of the record. But mostly, (ÉCHOS) is the interpretation of a place and moment in sounds, an essay in alpine electroacoustics.

    The proposal made to pali meursault was both very clear and a bit vague: recording a place, the context of a festival and the music made by 14 artists, in order to recompose an original creation. With, for reassurance, a formal request addressed to all: “would you agree to have your music captured, appropriated, revisited, re-interpreted, maybe even betrayed?”

    If such a thing was possible and had any meaning at all, it would be because of the place: the valley of Faï and the giant horn speakers that had been set up there 20 years before to echo against the cliff on the other side. Invited the previous year, pali knew that playing there implied to let go of sounds (more than usual). To hear them - to almost look at them - disappear into the mountain and come back transformed: a few seconds' echo and already they belong to the valley.

    So the place was appropriate for listening (and capturing) the music with the environment, without making one more important than the other. Recording, without distinction: man-made and amplified sounds together with the acoustics of the place (the famous echoes), with the climate (the weather changes swiftly at that altitude, you know), animal presences (wild and domesticated), society (the valley is inhabited, and overcrowded during the festival), all that through the filter of technology (some devices are interesting because they go beyond normal hearing, but also for their flaws, the accidents)… The list goes on.

    Deconstruction and interpretation are always a part of sound recording. They are always part of listening, actually: our perception is cut out from reality and then recomposed. Here, such an idea is carried out as a working process. And the possibility (as implicitly offered to the audience of the festival) of transforming the music in real-time by walking and experiencing the landscape, is defined as a method. The electroacoustic sound matters that compose (ÉCHOS) were collected in proximity, from a distance, from very far away, underwater, off of resonant surfaces, through the ground… A chance hike along the paths of the valley looking for what sounds, what it sounds like, how far it would sound.

    And then came the time for composing in the studio, with its decision-makings, tricks and recipes, attempts and dead-ends. But that is not so interesting: it was only about slowly growing what was already in the recordings.

    Dôme LP001 - 12€

    (frais de port 6€ en FR)
    Envoyer un mail à contact@festivalechos.fr
    avec vos coordonnées et le nombre de vinyles souhaité
    https://i.imgur.com/EqKBAdr.jpg